Volume 34 Issue 2, Fall/automne 2019, pp. 357-367

Abstract: This paper builds on a keynote paper presented at the 2018 Canadian Evaluation Society annual conference by Kate McKegg, a Pākehā, non-Indigenous evaluator from Aotearoa, New Zealand. Kate reflects on the concept and implications for Indigenous people of white privilege in colonized Western nations. She discusses some of the ways in which white privilege and its consequences play out in the field of evaluation, perpetuating colonial sentiments and practices that maintain and reinforce inequities and injustice and potentially threaten the social justice aspirations of the field. Kate argues that those with white privilege have much work to do, unpacking and understanding their privilege if they are to have any chance of playing a role in deconstructing and dismantling the power structures that hold colonizing systems in place. She suggests that for evaluators to be effective allies for Indigenous sovereignty and self-determination, they must undertake ideological, cultural, emotional, and constitutional work. This work will be tough and scary and is not for the faint hearted. But it is vital to unlocking the potential transformation that can come from just and peaceful relationships that affirm and validate Indigenous peoples' ways of knowing and being.

Résumé: Le présent article vient la conférence invitée de Kate McKegg, une évaluatrice non autochtone pākehā d'Aotearoa en Nouvelle-Zélande, lors du Congrès annuel de la Société canadienne d'évaluation en 2018. Mme McKegg discute du concept et des conséquences, pour les personnes autochtones, du privilège blanc dans les Nations occidentales colonisées. Elle parle des façons par lesquelles le privilège blanc et ses conséquences jouent un rôle dans le domaine de l'évaluation, perpétuant ainsi des pratiques et des sentiments coloniaux qui maintiennent et renforcent des inégalités et des injustices, et menacent potentiellement les aspirations en matière de justice sociale de ce domaine. Mme McKegg fait valoir que les personnes bénéficiant du privilège blanc ont beaucoup de travail à faire pour décortiquer et comprendre leurs privilèges, si elles veulent avoir l'occasion de jouer un rôle dans la déconstruction et le démantèlement des structures de pouvoir qui permettent aux systèmes colonisateurs de se maintenir en place. Elle suggère que si les évaluateurs et les évaluatrices veulent être des alliés efficaces pour la souveraineté et l'autodétermination autochtones, ils et elles doivent y aller d'efforts idéologiques, culturels, émotionnels et constitutionnels. Il s'agit d'un travail difficile et déstabilisant qui testera leurs limites. Mais il s'agit aussi d'un travail vital pour permettre la transformation potentielle qui découle de relations justes et paisibles qui affirment et valident les connaissances et l'existence des peuples autochtones.