Volume 34 Issue 2, Fall/automne 2019, pp. 368-384

Abstract: This paper builds on a keynote paper presented at the 2018 Canadian Evaluation Society annual conference by Nan Wehipeihana, an Indigenous (Māori) evaluator from Aotearoa New Zealand. Nan defines Indigenous evaluation as evaluation that is led by Indigenous peoples; has clear benefits for Indigenous peoples; has Indigenous people comprising most of the evaluation team; is responsive to tribal and community contexts; and is guided and underpinned by Indigenous principles, practices, and knowledge. She argues for Indigenous led as a key criterion for Indigenous evaluation, with no assumed or automatic role for non-Indigenous peoples unless by invitation. She outlines a range of tactics to support the development of Indigenous evaluators and Indigenous evaluation and presents a model for non-Indigenous evaluators to assess their practice and explore how power is shared or not shared in evaluation with Indigenous peoples, as a necessary precursor to increasing control of evaluation by Indigenous peoples.

Résumé: Cet article vient compléter la conférence invitée de Nan Wehipeihana, une évaluatrice autochtone (māori) d’Aotearoa en Nouvelle-Zélande, lors du Congrès annuel de la Société canadienne d’évaluation en 2018. Mme Wehipeihana définit l'évaluation autochtone comme une évaluation menée par des personnes autochtones ; qui présente des avantages clairs pour les peuples autochtones; dont l'équipe d'évaluation est surtout composée de personnes autochtones ; qui est consciente des contextes communautaires et tribaux ; et qui est orientée par des principes, des pratiques et des connaissances autochtones. Elle soutient que l'évaluation autochtone devrait être menée par des Autochtones, sans rôles présumés ou automatiques pour les personnes non autochtones à moins qu’elles ne soient invitées à y participer. Elle décrit toute une gamme de tactiques visant à appuyer le développement des évaluateurs et des évaluatrices autochtones et de l'évaluation autochtone. Elle présente aussi un modèle permettant aux évaluateurs et aux évaluatrices non autochtones d'évaluer leur pratique et d'explorer la manière dont le pouvoir est partagé ou non, en évaluation, avec les peuples autochtones, en tant que préalable nécessaire à l'augmentation du contrôle exercé sur l'évaluation par les peuples autochtones.