Volume 54 Issue 1, Winter 2020 / hiver 2020, pp. 72-107

Film censorship in Canada and the United States was similar in the early decades of film, but while the United States moved from state government censorship to industry self-regulated censorship, censorship remains a provincial government responsibility in Canada. In both countries, agencies officially moved from censorship to age classification, but censorship continues. Comparing the histories of classification in both countries shows similar events happened at different times, which may predict industry self-regulated classification coming to Canada. Comparisons of the film classifications issued by six provincial agencies and the film industry in the United States show that Canadian agencies agree on the classification for more than 70% of films, and that Canadian classifications are more liberal than the classifications issued by the American film industry. The findings are consistent with previous studies. The international comparison finding may reflect Canadian liberalism but is more likely the result of the different agency structures. In a democracy, film classification run by the government is responsive and independent. Film classification run by the film industry may be affected by a desire to protect the industry from government classification. The similar classifications among the provinces suggest regional differences are minor. This and other factors lead to the possibility of Canadian provincial film classifications being replaced by the more conservative American industry film classifications.

La censure cinématographique au Canada et aux États-Unis était similaire lors des premières décennies du cinéma, mais, alors que les États-Unis sont passés d’une censure établie par les gouvernements étatiques à une censure autorégulatrice au sein de l’industrie, la censure au Canada demeure la responsabilité des gouvernements provinciaux. Dans les deux pays, les agences sont officiellement passées de la censure à une cote selon l’âge, mais la censure continue. La comparaison des histoires de la classification dans les deux pays montre que des événements similaires ont eu lieu à différents moments, ce qui pourrait prédire la venue d’une classification autorégulatrice au sein de l’industrie canadienne. La comparaison des classifications de films provenant de six agences provinciales et de l’industrie du film aux États-Unis montre que les agences canadiennes sont d’accord en ce qui concerne la classification de plus de 70 % des films, et que les classifications canadiennes sont plus libérales que les classifications de l’industrie américaine. Les résultats concordent aux études antérieures. Les résultats d’une comparaison internationale peuvent refléter le libéralisme canadien, mais ils proviennent plus vraisemblablement des différentes structures des agences. Dans une démocratie, une classification de films établie par le gouvernement est réceptive et indépendante tandis que la classification de films établie par l’industrie du film peut être affectée par un désir de protéger l’industrie d’une classification gouvernementale. Les classifications similaires d’une province à l’autre suggèrent que les différences régionales sont mineures. Ces facteurs, parmi tant d’autres, amènent la possibilité que les classifications provinciales au Canada soient remplacées par les classifications plus conservatrices de l’industrie du film américaine.