Volume 44 Issue 3, Fall 2010, pp. 154-173

This essay brings to the forefront the work by Joy Kogawa that preceded and followed her watershed novel Obasan (1981), which privileges the perspective of a traumatized child to narrate the internment of Japanese Canadians during and after the Second World War. The objective of the essay is to address an overlooked pattern of repetition and revision that can be traced across these multiple texts—a sequel, Itsuka / Emily Kato; a revision for children, Naomi’s Road; and a thematic follow-up, The Rain Ascends—all of which were revisited by Kogawa after their initial publication. Drawing on pivotal work on trauma and memory, the essay considers to what extent Kogawa’s larger story of oppression, dispersal, and forgetting is unconcludable.

Le présent article fait ressortir les œuvres de Joy Kogawa qui ont précédé et suivi son roman charnière intitulé Obasan (1981). Ce roman raconte l’internement des Canadiens d’origine japonaise pendant et après la Seconde Guerre mondiale, du point de vue d’une enfant traumatisée. L’article étudie un motif négligé de répétition et de révision qui peut être retracé dans ces textes multiples - une suite, Itsuka / Emily Kato; une révision pour enfants, Naomi’s Road; et un suivi thématique, The Rain Ascends (toutes ces œuvres ayant été revues par Mme Kogawa après leur publication initiale). S’inspirant d’importantes œuvres de référence sur le traumatisme et la mémoire, l’article évalue la possibilité d’une conclusion à l’histoire générale d’oppression, de dispersement et d’oubli de Mme Kogawa.