Volume 18 Issue 1, 2021, LXII – Series III, pp. 31-47

A relatively small, but well-preserved, assemblage of faunal remains centred on an apparent refuse heap in the southwest quadrant of Eleon has been analyzed to determine the relative representation of domesticated and wild taxa, as well as mortality profiles for sheep and goats. Although the total number of identified specimens is small, at 1059 fragments, several patterns that warrant further analysis have emerged in the data. The representation of deer among these remains is higher than at other sites on the Greek mainland. Lower-utility elements such as metapodials and tibiae are better represented than meatier portions of the skeleton, suggesting that entire carcasses were being processed on site. Mortality profiles developed from sheep and goat mandibles indicate a distinct management strategy for each species, with a large number of very young and juvenile goats, compared with many more mature sheep. Overall, the faunal remains from this deposit suggest a varied economy in the post-palatial period, exploiting a wide range of species for both primary and secondary animal products. Further faunal analysis at Eleon is warranted to allow comparisons across time periods and between locations at the site.

Un ensemble relativement petit, mais bien conservé, de restes d’animaux situé sur un tas d’ordures dans le quadrant sud-ouest d’Héléon a fait l’objet d’une analyse visant à établir la représentation relative des taxons domestiqués et sauvages, de même que les profils de mortalité de moutons et de chèvres. Bien que le nombre total de spécimens identifiés soit limité (1059 fragments), les données, une fois traitées, ont permis de déceler plusieurs modèles justifiant des analyses plus approfondies. La représentation de cerfs parmi ces restes est par exemple plus élevée qu’ailleurs en Grèce continentale. Des éléments de moindre utilité, comme les métapodes et les tibias, y sont par ailleurs mieux représentés que les parties plus charnues du squelette, ce qui laisse à penser que des carcasses entières étaient transformées sur place. Les profils de mortalité, développés à partir de mandibules de moutons et de chèvres, révèlent une stratégie de gestion distincte pour chaque espèce. On compte en effet un grand nombre de jeunes chèvres, tandis que les moutons répertoriés sont beaucoup plus matures. L’étude des restes d’animaux trouvés à Héléon permet de penser que son économie à l’époque postpalatiale était diversifiée. L’exploitation d’une grande variété d’espèces permettait de combler à la fois les besoins en produits animaux primaires et secondaires. D’autres analyses fauniques sont toutefois nécessaires afin de rendre possible des comparaisons entre emplacements sur le site d’Héléon et à travers le temps.