Volume 68 Issue 4, Fall 2016, pp. 323-334

Purpose: Although there have been increasing demands for health care providers to take part in inter-professional practices in recent years, very little attention has been paid to the actualization of such practices in the private sector. This study describes private-sector physiotherapists' inter-professional practices regarding low back pain (LBP) management and identifies organizational and provider-level variables associated with the intensity of such practices. Method: A total of 327 randomly selected physiotherapists were surveyed in the province of Quebec. Data were analyzed using descriptive and multiple regression analyses. Results: Physiotherapists reported frequent interactions with other physiotherapists (daily/weekly for 52.6%), family physicians (51.0%), and physiotherapy (PT) assistants (45.2%), but infrequent interactions with psychologists (3.6%), neurosurgeons (0.9%), and chiropractors (0.3%). Frequently reported means of interactions were written and oral messages sent through clients (55.1% and 24.1%, respectively), face-to-face unplanned discussions (41.9%), and faxed or mailed letters (23.2%). Variables associated with the intensity of inter-professional practices (mean of 6.7 [SD 1.7] out of 10 on the Intensity of Interprofessional Practices Questionnaire for Private Sector Physiotherapists) were related to physiotherapists' clientele, social activities with other providers, and perceptions of inter-professional practices as well as organizational models, vision, and provision of PT training. Conclusions: There is room to improve inter-professional practices with private-sector physiotherapists involved in managing LBP. Targets for action include physiotherapists and their workplaces.

Objectif : la collaboration entre intervenants a été fortement encouragée au cours des dernières décennies. À ce jour, on en sait toutefois peu sur les pratiques interprofessionnelles des physiothérapeutes du secteur privé. Cette étude décrit les pratiques interprofessionnelles des physiothérapeutes œuvrant dans le secteur privé auprès de personnes présentant de la douleur lombaire et identifie les variables organisationnelles et professionnelles associées à l'intensité de ces pratiques. Méthode : une enquête a été réalisée auprès de 327 physiothérapeutes du Québec sélectionnés de façon aléatoire. Les données ont été soumises à des analyses descriptives et de régression multiple. Résultats : les physiothérapeutes avaient des interactions fréquentes avec d'autres physiothérapeutes (quotidiennement ou hebdomadairement pour 52,6 % d'entre eux), des omnipraticiens (51,0 %) et des thérapeutes en réadaptation physique (45,2 %), alors qu'elles étaient peu fréquentes avec des psychologues (3,6 %), neurochirurgiens (0,9 %) et chiropraticiens (0,3 %). Ces interactions prenaient le plus souvent la forme de messages écrits ou oraux transmis par le client (55,1 % et 24,1 % respectivement), de discussions non planifiées (41,9 %) et de lettres postées ou télécopiées (23,2 %). Les variables associées à l'intensité des pratiques interprofessionnelles (scores moyens de 6,7/10 au Questionnaire d'intensité des pratiques interprofessionnelles des physiothérapeutes du secteur privé; écart type de 1,7) étaient liées à la clientèle des physiothérapeutes, à leurs activités sociales avec d'autres intervenants et à leurs perceptions des pratiques interprofessionnelles, ainsi qu'aux modèles organisationnels, à la vision de l'organisation et à l'offre de stages en physiothérapie. Conclusions : il est possible de faire mieux sur le plan des pratiques interprofessionnelles des physiothérapeutes œuvrant dans le secteur privé auprès de personnes présentant de la douleur lombaire. Des cibles d'action se situeraient au niveau des physiothérapeutes eux-mêmes et de leur milieu de travail.