In April 2010, the University of Toronto announced receipt of a thirty-five million dollar donation from the Peter and Melanie Munk Charitable Foundation to fund a new institute, to be named the Munk School of Global Affairs. This donation is emblematic of the intensifying neoliberalization of university governance in Canada, and critical responses to it have been twofold. Faculty members have suggested that academic freedom—an important principle that protects researchers from censorship, termination and other institutional pressures— is at risk. Students, on the other hand, have drawn attention to the source of Munk’s capital, pointing to his role as CEO of Barrick Gold, and to recent accounts of human rights abuses in Barrick’s mining practices. In practice, however, we have found that both academic freedom and human rights are arguably less available to people in some specific global and social locations. This article will critically analyze the discourses of academic freedom in Canada in relation to human rights discourses in the global South. Using anti-authoritarian intersectionality theory, we argue that in both instances the systems of oppression and exclusion are part of the same logic of global neoliberalism, inflected by intersectionally hierarchical practices of capitalism, patriarchy and colonialism. To conclude, we look briefly at alternative knowledge-production sites that strive for horizontalism in pedagogies, research and governance, and that attempt to eliminate hierarchies by experimenting with real practices of equality—practices that are fundamental to the accessibility of academic freedom.

En avril de 2012, l’Université de Toronto annonça avoir reçu un don de 35 millions de dollars de la Peter and Melanie Munk Charitable Foundation pour financer un nouvel institut qui portera le nom de Munk School of Global Affairs. Ce don est emblématique de la néolibéralisation intensifiante de la gouvernance des universités au Canada. Les réactions critiques à ce phénomène comportent deux volets. Certains membres de la faculté ont suggéré que la liberté académique – un principe important qui protège les chercheurs de la censure, la résiliation entre autres pressions institutionnelles – est en danger. D’autre part, les étudiants ont attiré l’attention sur la source du capital de Peter Munk, soulignant son rôle comme PDG de Barrick Gold, et des histoires récentes de violations des droits de l’homme dans le cadre de ses pratiques d’exploitation minières. En réalité, pourtant, nous avons trouvé que et la liberté académique et les droits de l’homme sont moins accessibles pour les personnes dans certaines situations globales et sociales spécifiques. Cet article analyse de façon critique les discours sur la liberté académique au Canada par rapport aux discours sur les droits de l’homme dans le Sud global. En nous appuyant sur la théorie d’intersectionnalité anti-autoritaire, nous montrons que les systèmes d’oppression et d’exclusion dans les deux instances s’inscrivent dans la même logique du néolibéralisme global, influencé par les pratiques de capitalisme, patriarcat, et colonialisme hiérarchisantes selon l’intersectionnalité. En guise de conclusion, nous allons regarder brièvement les sites alternatives de production de connaissances qui visent l’horizontalisme aux niveaux des pédagogies, de la recherche et de la gouvernance, et tentent d’éliminer les hiérarchies en expérimentant avec de vraies pratiques d’égalité – pratiques qui sont fondamentales à l’accessibilité à la liberté académique.